APRÈS LE B2B, LE C2C ET LE P2P VOICI LE F2F, LE FREELANCE-TO-FREELANCE

Les freelances s'organisent et ça change la donne pour tout le monde
Le monde du travail change, vite, très vite. Et ses acteurs se réorgarnisent.
Quête de sens, envie de liberté, de diversité et de flexibilité, autant d’arguments qui donnent envie à quelques 600 français chaque jour de se lancer dans l’aventure de l’indépendance.

Un chiffre qui donne le tournis et qui ne  change pas la donne seulement pour ces nouveaux freelances. Les entreprises doivent, elles aussi, s’adapter à ces nouvelles façons de travailler. Comment attirer et retenir les meilleurs talents sans contrat de travail, sans partage de valeurs corporate, sans assurer contractuellement une stabilité ?
Les meilleurs freelances reprennent du pouvoir et choisissent les entreprises avec qu’ils travaillent et n’hésite plus à refuser un contrat qui iraient à l’encontre de leurs valeurs ou en deçà de leurs tarifs.

Alors ils s’organisent, les groupes sociaux se recomposent et les modalités professionnelles aussi.
Les réseaux professionnels ne sont pas nouveaux mais étaient historiquement réservés aux entrepreneurs traditionnels ou aux professions libérales règlementées. Beaucoup de réseaux sont aussi organisés par corporations.

Avec le Freelance-to-Freelance, l’activité n’est plus le sujet. Ce qui fédère, c’est une façon de travailler, des pratiques, un besoin d’échanger, de trouver des solutions, de partager des envies, un lifestyle, une workstyle* strategy…

Même les jeunes diplômés s’y mettent et se lancent dès la sortie de leurs études en freelance. Un ou deux stages leurs suffisent pour se dire qu’ils n’ont pas envie de rejoindre une entreprise, dans l’immédiat tout du moins. Les plus séniors, eux, y trouvent un moyen de rester dans le monde du travail en revalorisant des compétences que les entreprises n’achètent plus en CDI.

Le F2F c’est une dynamique de groupe différente, moderne, répondant aux enjeux contemporains et rassemblant des indépendants de tout âge, tout métier, toute génération et tout niveau d’expérience, autour de valeurs fortes laissant place à chacun d’y vivre son individualité.

Le F2F et les entreprises
Trouver le bon prestataire
Trouver les bons prestataires peut être un véritable challenge pour une entreprise, d’autant plus quand le besoin est urgent.
De la même façon quand les budgets ne sont pas colossaux, il est peu rentable d’organiser des appels d’offres ou de confier la tâche à un prestataire de grande taille qui la confierait lui-même à un junior ou à un stagiaire.
Alors faire appel à ses contacts freelances pour une recommandation est une solution qui s’avère pratique. Sans compter qu’au delà des compétences techniques, le professionnalisme d’un freelance est souvent connu de ses pairs.

Un intermédiaire de moins
Les solutions de mise en relation entre les entreprises et les freelances représentent un maillon supplémentaire dans la chaîne et sa rémunération vient au détriment du budget prévu ou de la rémunération du prestataire. De plus, l’aspect humain, le fameux feeling, est perdue dans ce système. enfin, il est parfois difficile de juger les compétences d’un indépendant sur un portfolio ou un C.V., deux outils qui se prêtent paradoxalement mal à cet exercice.

Le F2F et les freelances
Trouver de nouveaux clients par la force de la recommandation, mais aussi rompre la solitude, se réinventer en étant accompagné, se former en continu sur la dimension business (qui est un gros enjeu pour la plupart des freelances qui se pensent encore trop souvent comme des salariés temporaires plutôt que comme des entrepreneurs) sont autant de bénéfices que les freelances trouvent dans ce système. Beaucoup y voient aussi un moyen de rester à jour sur l’évolution des pratiques et des métiers en étant en contact des autres.

Enfin, échanger avec des coworkers qui ne sont ni des collègues, ni des partenaires mais juste des pairs, dont le quotidien, les enjeux, les besoins et le lifestyle se ressemblent, est réellement important dans l’épanouissement d’un indépendant.

Chez SOTØ, nous sommes convaincus qu’un freelance qui travaille est un freelance dont le téléphone sonne, c’est-à-dire dont les clients viennent à lui par la force de la recommandation. Car un client à qui on est recommandé est un client quasi-acquis. C’est aussi un bon moyen de lutter contre la précarisation  des indépendants qui viendrait avec une certaine ubérisation des métiers et baisser ainsi le niveau de professionnalisme. Ce ne serait une bonne nouvelle ni pour les indépendants, ni pour les entreprises.

johann ouaki