LA FUCK IT STRATEGY

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Tu dois réussir. Tu dois être heureux. Tu dois gagner plus. Tu dois y aller. Tu dois être aimable. Tu dois te dépasser. Tu dois apprendre.

Et si en fait, vous ne deviez… rien de tout ça.
La Fuck it strategy, c’est l’art de s’en foutre pour retrouver une certaine forme de sérénité et d’efficacité (si, si). Attention spoiler, vous êtes sur le point d’apprendre que dire non plus souvent pourrait améliorer votre image, que gagner plus d’argent ne vous rendra pas toujours plus heureux ou encore que plus vous voulez maigrir, plus vous vous trouverez gros.

Cliquez sur le F*** qui vous démange le plus et découvrez comment vous en foutre, royalement, et aimer ça.

 

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À quoi sert le travail ? Les analystes (économistes, sociologues, et les autres) s’accordent pour dire que le travail donne des revenus mais aussi une identité, des opportunités de rencontre, de développer un sentiment d’utilité… et plein de trucs dans le genre. Mais tout cela a-t-il encore un sens en 2019 ? Cette époque n’est-elle pas révolue ? Ok, avoir un revenu est essentiel au commun des mortels pour survivre, mais pour le reste n’y a-t-il pas d’autres moyens d’y parvenir aujourd’hui ? Avons-nous encore besoin du travail pour nous définir et tomber dans le panneau du « je suis ce que je fais » ? Surtout quand notre travail nous rend mal la monnaie de notre pièce (autrement dit, en plus, t’es sûrement sous payé).

Et si vous disiez Fuck au travail, ça donnerait quoi ? Ça donnerait tout simplement moins de pression, pas celle que vos missions vous imposent, celles que vous vous mettez. Prendre le temps de réfléchir à vos valeurs et à leur cohérence avec ce que vous passez vos journées à faire et ce vers quoi ça tout ça vous mène.

Cette idée fait tilt ?
Déjà vous ne démissionnez pas sur un coup de tête (tu te calmes), mais vous relativisez. Quel que soit le niveau de cohérence entre votre travail et vos projets de vie, faire baisser le niveau de pression aide toujours à faire remonter le niveau d’efficacité. À méditer.

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Dire non plus souvent ? Et si c’était une bonne idée ? Vous savez quand on vous demande quelque chose et que vous avez clairement mieux à faire. Et bien figurez-vous que dire non permet d’accroître la confiance que les gens placent en vous. Si, si. Plus vous dites non, plus vous augmentez les chances d’être perçu comme quelqu’un de fiable, car quelqu’un qui ne dit pas oui à tout est quelqu’un qui dit oui quand il faut (logique implacable). Savoir dire non possède aussi un avantage non négligeable : celui de pouvoir rester focus sur ce que vous êtes censé faire, sur vos missions et vos objectifs à vous, pas ceux des autres. Mais, dire non, c’est aussi savoir refuser certaines options qui semblent intéressantes et que vous seriez tenter d’ajouter à votre champ des possibles, et c’est une très bonne chose. Car réduire son champ des possibles permet de limiter le temps de réflexion et le travail de décision. C’est assez contre-intuitif et pourtant les meilleurs ont déjà fait ce choix depuis longtemps. Vous avez déjà remarqué que Mark Zuckerberg et Steve Jobs, paix à son âme, étaient toujours habillés de la même façon ? Non, ce n’est pas parce que les geeks s’en foutent, cela relève en réalité d’une stratégie bien plus élaborée : Mark Z. soutient l’idée que le nombre de décisions que nous pouvons prendre dans une journée est limité. Alors autant ne pas gâcher une de ces opportunités en décidant comment s’habiller chaque matin. La solution : limiter ses choix vestimentaires pour “économiser une décision”.

Pour faire simple, retenez que plus vous avez de choix, moins vous savez quoi choisir et pourquoi. C’est le fameux « less is more », qui marche ici aussi. Savoir refuser certaines contraintes ET opportunités pour rester focus.

Cette idée fait tilt ?
Vous choisissez vos meilleures fringues et vous les achetez en X exemplaires (c’est pour l’odeur) et vous préparez un bon pitch pour éviter de passer pour “celui qui change jamais de vêtements”.

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Vous avez déjà remarqué que plus vous voulez maigrir, plus vous vous trouvez gros ?
Que plus vous voulez gagner d’argent, plus vous vous trouvez pauvre ?
Que plus vous voulez être aimé, plus vous vous sentez seul ? 
(Tu l’as ?!)

Et bien, ces impressions ne sont pas liées au hasard ou à de quelconques névroses (si c’est effectivement le cas, ne lis pas la suite, cela ne t’aidera pas). Cet effet a un nom : la loi de l’effort inversé (tu vas aimer) : plus nous voulons quelque chose, plus nous subissons les conséquences de son effet inverse.

La question est alors : comment s’en sortir ?
Et bien tout le contraire de ce qu’on nous a appris : ne pas éviter pas le problème, ne pas faire comme s’il n’existait pas, ne pas passer à autre chose, mais l’affronter, le surmonter. Oui, c’est tout bête. Mais pour réussir, il faut affronter l’expérience négative associée à son objectif. Accepter de rater est un pas de plus vers la réussite, grâce à l’expérience acquise. Accepter sa condition physique, financière ou sentimentale, est un pas de plus vers la résolution du problème et donc vers son objectif.

Cette idée fait tilt ?
Vous fermez la bouche et vous allez courir. C’est ça affronter l’expérience négative associée à son objectif. C’est aussi ce que certains appellent la maturité, mais on n’est pas trop sûr.

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Et si être quelqu’un de normal était finalement quelque chose de… normal ?
Attention, derrière cette idée loufoque se cache en réalité une puissante philosophie : « être normal est normal ». S’en rendre compte permet à la fois de ne plus culpabiliser de ne pas être un génie mais aussi d’accepter les éléments médiocres de sa vie. Parce que oui, dans la vie, tout n’est pas parfait, certaines choses sont justes moyennes et c’est normal. Dans notre société moderne, il est devenu inacceptable de ne pas réussir. Soit vous réussissez, soit vous avez êtes un raté. Nuancer ce discours en plaçant la réussite d’un côté, l’échec de l’autre, et les mille et une nuances entre les deux permet d’apprécier la beauté de toutes les nouvelles possibilités. Ça fait du bien non ? Attention, l’objectif n’est pas de perdre toute ambition ou de s’empêcher de réussir, mais bien de comprendre que ce n’est pas parce qu’on ne réussit pas, que l’on n’est rien (ça veut dire quoi d’ailleurs « réussir » ?).

Vous voulez quand même réussir ? Très bien. Vous voulez devenir P.D.G. ? Très bien. Êtes-vous prêt à accepter les sacrifices, les nuits blanches, la pression financière, les jeux politiques, les fortes probabilités d’échecs successifs avant de réussir ?
Oui : foncez.
Non : Fuck la réussite.

Cette idée fait tilt ?
Alors décidez de prendre du plaisir à l’effort et arrêter de vous concentrer sur la frustration de n’avoir pas encore réussi. Il est là le secret, le vrai secret. Pour réussir : il faut aimer faire et refaire, rater et réessayer (en baver). La réussite n’est alors que la cerise sur le gâteau.

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Il y a deux sortes de personnes : 

  • Ceux qui veulent savoir avant d’agir

  • Ceux qui agissent, et qui comprennent ensuite

Question : quelle catégorie s’en sort le mieux ? 

Réponse : la seconde catégorie, qui a compris un principe clé : l’action précède la pensée. C’est-à-dire que si vous ne savez pas comment faire, faites-le quand même, vous trouverez la solution en chemin. C’est un peu ce qu’essaient de nous dire toutes ces théories qui vantent les mérites de l’écriture quotidienne. Ecrire chaque matin, écrire n’importe quoi, mais écrire. C’est une excellente façon de faire naître des idées, des solutions, des pensées … qui donneront naissance à leur tour à de nouvelles actions… et vous entrez dans le cercle vertueux de l’efficacité.

Vous avez un problème ? Vous ne savez pas comment le résoudre ? Le meilleur moyen de le savoir est donc de commencer à faire quelque chose. Peu importe quoi, faites quelque chose, les solutions viendront en route.

Cette idée fait tilt ?
Pensez à ces situations lors desquelles vous parlez à un proche d’un problème et, à peine avez-vous terminé d’exposer le problème, que la solution vous apparaît comme par magie… same, same, but different.

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Et si l’on acceptait une bonne fois pour toute que l’on ne sait pas tout, et surtout que ce n’est pas grave ? C’est important pour la santé mentale et pour les débats entre amis, mais aussi pour notre propre développement.
Deux points sont à considérer pour intégrer cette idée :

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Cette idée fait tilt ?
 Une fois ces postulats digérés, vous rangez votre égo, vous acceptez les remises en question et vous descendez d’un cran votre confiance absolue lors des débats enflammés avec celui que vous voulez battre au jeu de celui qui a le dernier mot. Et vous savez quoi ? Fuck celui qui a le dernier mot.

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Selon Angus Stewart Deaton, économiste écossais et prix Nobel d’économie en 2015 (oui c’est lui sur la photo), qui a mené des recherches sur l’économie du bien-être, notamment au niveau micro-économique (c’est-à-dire au niveau des individus), plus un individu gagne d’argent, plus l’utilité supplémentaire apportée par le gain est inférieur au gain précédent.

Plus simplement dit, pour les plus riches, gagner 1 euro de plus apporte moins de satisfaction qu’aux plus pauvres. 

Il a même trouvé le niveau de salaire du bonheur optimal : 5500€/mois.

Donc pour ceux qui gagnent plus de 5500€/mois, la satisfaction associée à chaque euro supplémentaire gagné décroit. A contrario, pour ceux qui gagnent moins de 5500€/mois, chaque euro supplémentaire gagné accroit le niveau de satisfaction. Donc, EN GROS : nous serions moins heureux de passer de 5500€ à 5501€ que passer de 5499€ à 5500€. Evidemment, ce chiffre est une statistique et pour l’appliquer à votre situation, il est plus sage d’intégrer certains paramètres personnels : enfants, coût de la vie de la ville/pays de résidence…

Cette idée fait tilt ? 
Si vous gagnez plus de 5500€/mois, tout va bien (tu te détends), car l’augmentation que vous visez ne vous apportera probablement pas autant de satisfaction que vous ne l’imaginez. Si en revanche, vous gagnez moins de 5500€/mois… attendez encore un peu avant de dire fuck à l’augmentation.

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johann ouaki